Partager l'article ! Obésité: L'épidémie d'obésité ne pourra être enrayée sans une action concertée favorisant un accès plus équitable à une alimentation de qu ...
| Mai 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | |||||
| 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | ||||
| 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | ||||
| 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | ||||
| 28 | 29 | 30 | 31 | |||||||
|
||||||||||
L'obésité est un problème global. Agir uniquement pour inciter les individus à manger mieux et à avoir plus d'activité physique, expliquent-ils, passe à côté du "coeur du problème", l'inégale répartition des facteurs favorisant un bon poids pour la santé.
Ils citent les plans d'urbanisme (favorisant ou non les déplacements à pied et l'accès à des espaces où se dépenser), les conditions de travail, les structures commerciales (grandes surfaces ou petits commerçants et marchés locaux)...
Selon les chercheurs, pour être efficace, une stratégie de prévention de l'obésité exige "une action concertée aux niveaux global, national et local", impliquant de multiples secteurs et dont les professionnels de santé seraient le fer de lance.
Pour illustrer les initiatives européennes contre l'obésité, le BMJ décrit le programme Epode (Ensemble prévenons l'obésité des enfants) lancé en janvier 2004 à l'échelon local par dix villes en France. Enseignants, professionnels de santé, parents, associations et commerçants sont invités à participer aux initiatives mises en place dans les écoles : établir des menus santé, découvrir les fruits et légumes, jouer à chat perché, prendre le "bus pédestre" c'est-à-dire aller à l'école à pied encadré par des adultes.
L'initiative Epode s'est étendue à 113 autres villes françaises (concernant plus d'un million de personnes) et a fait des émules en Belgique et en Espagne.
vendredi 14 décembre 2007, 12h43 msn actualités
*******************************************************************************************************************************
L’obésité et ses complications représentent un marché considérable et les industriels ont tout intérêt au développement de sa médicalisation qui légitime la stigmatisation des obèses et les enferme dans un nouveau ghetto hygiéno-diététique.
C’est pourquoi il importe que la prévention de l’obésité soit démédicalisée et relève de la promotion de la santé, de la politique de la ville, de la formation des jeunes consommateurs. Pour ce faire, il faut dépasser le « comment changer les habitudes alimentaires » des campagnes nutritionnelles habituel- les qui transmettent un message culpabilisant (vous avez de mauvaises habitudes, changez- les).
Ces campagnes courent à l’échec car elles reposent sur des présupposés non vérifiés : les individus seraient stables dans leurs habitudes alimentaires, l’environnement social serait stable, et les connaissances nutritionnelles définitives. Elles postulent un mangeur libre de ses choix et rationnel dans ses décisions, alors que les études montrent que l’acte alimentaire n’est pas un acte individuel (il y a une individualisation des choix, mais ils sont socialement déterminés) et que les connaissances en la matière ne modifient pas nécessairement les habitudes.
Il faut donc changer le « comment changer les habitudes alimentaires », question mal posée en « quelle est la nature du comportement alimentaire » et déboucher sur une nouvelle question : « comment favoriser le développement de pratiques appropriées à des individus donnés dans une société et à un moment donné ? ». Et arrêter de stigmatiser ?
fédération des maisons médicales