Dimanche 6 avril 2008
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l'énergie nucléaire...
Quelques accidents dans le domaine militaire
Années 1960
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7 juin 1960, McGuire Air Force Base de New Egypt, New Jersey. Une cuve d'hélium explose et fissure les réservoirs d'un missile
de défense anti-aérienne BOMARC-A, muni d'une tête nucléaire. Le feu fait fondre peu à peu le missile et le plutonium, libéré de l'ogive nucléaire, contamine le complexe et les eaux souterraines.
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1961. Le sous-marin USS Theodore Roosevelt (SSBN-600) tente de se débarrasser de la résine usagée de son système de déminéralisation (utilisé pour éliminer les particules et minéraux radioactifs dissous présents dans les circuits réfrigérants primaires). Le navire est contaminé quand le vent renvoie la résine dans sa direction.
- 4 juillet 1961. Au large de la côte de la Norvège, un sous-marin soviétique de la classe K-19 provoque un accident majeur après une défaillance du système de
refroidissement. L'incident contamine l'équipage, tuant plusieurs marins. Le cœur du réacteur
atteint 800 °C, presque suffisant pour faire fondre les barres de combustible. L'équipage reprend le contrôle grâce à des procédures d'urgence.
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[...]
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1962. Une étude montre que la mine d'uranium près de České Budějovice en Tchécoslovaquie a causé la mort de 80 % du bétail par leucémies et difformités.
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Mai 1963, Mandan, Dakota du Nord. On enregistre la plus haute concentration jamais enregistrée de strontium-90 dans du lait aux États-Unis, jusqu'à 2003. Cela était probablement dû au site secret de Hanford. etc.
Années 1970
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12 décembre 1971. Dans la Thames River près de New London, Connecticut, de l'eau de refroidissement radioactive est transférée du sous-marin
américain USS Dace à l'USS Fulton lorsque 1 900 L d'eau contaminée se répandent dans le cours d'eau.
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22 mai 1978, près de Puget Sound, Washington. À bord de l'USS Puffer, un sous-marin nucléaire, une soupape fut ouverte par erreur, relâchant
1 900 litres d'eau radioactive.
Années 1980
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10 août 1985, dans la baie de Chazma, près de Vladivostok. Explosion du réacteur nucléaire d'un sous-marin expérimental soviétique (projet 570) lors de sa recharge. Dix hommes
d'équipage meurent sur le coup. L’explosion projeta des particules de matériel à plusieurs kilomètres. Plus de 100 000 curies de radioactivité furent mesurés alentour et il fallut plus de deux
heures pour éteindre l’incendie. Un vaste secteur reste non dépollué et est toujours ouvert aux activités humaines. Les 2 000 habitants de la baie
n'ont jamais été évacués. Le sous-marin et ses matériaux radioactifs reposent toujours au fond de la baie, sous plusieurs mètres de sédiments.
Quelques accidents dans le domaine de la recherche
Années 1980
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Janvier 1981, centrale de Tsuruga au Japon, un incident irradie 278 personnes.
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26 avril 1986, catastrophe de Tchernobyl, en Ukraine. Suite à une série d'erreurs humaines et en raison de défauts de conception, le réacteur n°4 subit une fusion du cœur puis une explosion provoquant la libération de grandes quantités de radioisotopes dans l'atmosphère. Les
autorités évacuent environ 250 000 personnes de Biélorussie, de Russie et d’Ukraine.
Années 1990
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30 septembre 1999, Tokaimura, à 160 km de Tokyo au Japon. Accident de niveau 4 sur l'échelle INES. L'introduction dans une cuve de décantation, suite à une erreur de manipulation, d'une quantité anormalement
élevée d'uranium (16,6 kg) dépassant très largement la valeur de sécurité (2,3 kg), est à l'origine de la réaction de criticité. Cet accident de criticité a exposé plus de 600 riverains à des radiations importantes et tué au moins deux des ouvriers de la centrale ; A 21h, soit 11 heures après le début de
l'accident, les autorités décrètent le confinement des populations dans un rayon de 10 km. L'enquête sur l'accident de Tokaimura a montré que les ouvriers de l'usine, gérée par l'entreprise
JCO, violaient de façon régulière les procédures de sécurité, par exemple en mélangeant l'uranium dans des bassines pour aller plus vite (AFP, 27/04/2000).
Années 2000
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15 février 2000, Buchanan, New York. Le réacteur n°2 de la centrale nucléaire d'Indian Point libére une petite quantité de vapeur radioactive. C'est un dysfonctionnement du générateur de vapeur qui en est la cause.
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Juillet 2000, près de Richland, Washington. Des feux touchent la décharge nucléaire très radioactive « B/C » de l'Hanford
Site. Les déchets ne sont pas à la surface, mais sous terre.
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10 avril 2003, un grave incident s'est produit à la centrale nucléaire de Paks (Hongrie), située à une centaine de kilomètres au sud de Budapest. Une fuite radioactive a
vraisemblablement mis en danger la population environnante.
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18 avril 2005, Sellafield, Angleterre. 83 000 litres de combustible liquéfié fortement radioactif, contenant environ 20 tonnes
d'uranium et de l'acide nitrique concentré se sont échappés d'une fissure dans un tuyau et se sont répandus dans une cuve en acier inoxydable contenant 200 kg de plutonium dans l'enceinte de
l'usine de retraitement Thorp située à Sellafield. L'enquête a montré que la fuite est restée inconnue pendant neuf mois.
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11 mars 2006 en Belgique, un opérateur de la société Sterigenics de Fleurus spécialisée dans la stérilisation d'équipements médicaux pénètre durant 20 secondes dans une cellule d'irradiation contenant une source scellée de cobalt-60 où aucune opération n'était en cours, les
sources radioactives ayant été plongées dans une piscine sous cinq à six mètres d'eau en attendant la production. Trois semaines plus tard il éprouva quelques symptômes typiques d'une
irradiation (vomissement, perte de cheveux). On estime qu'il reçut une dose élevée comprise entre 4,4 et 4,8 Gy suite à une défaillance du système de
contrôle-commande hydraulique assurant le maintien de la source radioactive dans la piscine (l'épaisseur d'eau servant de bouclier biologique). L'opérateur passera près d'un mois à l'hôpital
avant de pouvoir rentrer chez lui. Aujourd'hui il souffre encore de séquelles (fatigue, etc.) qui devraient s'atténuer et disparaître dans plusieurs mois.
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25 juillet 2006, Suède, incident classé de niveau 2 sur l'échelle INES : défaillance d’un système de secours de la tranche 1 de la centrale de Forsmark . « C'est le hasard qui a évité qu’une fusion du cœur ne se produise », affirme, dans le quotidien allemand TAZ du 3 août, Lars-Olov Höglund, qui a dirigé la construction de la centrale.
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« C’est l’évènement le plus dangereux depuis Three Mile Island et Tchernobyl », déclare-t-il le 2 août au quotidien suédois Svenska Dagbladet. Ole Reistad,
directeur de l’institut norvégien de protection contre les rayonnements ionisants, déclare au TAZ que l'on est « passé près de la catastrophe » et
près de la défaillance de la dernière barrière de sécurité ; « une telle chose n’aurait jamais dû se produire ».
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16 juillet 2007, Japon, La centrale de Kashiwazaki-Kariwa a subi un tremblement de terre d'intensité 6,8 dont l'épicentre était éloigné d'environ 10 kilomètres. Le séisme
a causé un incendie maitrisé deux heures après le départ du feu, ainsi que des rejets d'eau dans la mer contenant des éléments radioactifs. Des
fûts contenant des déchets de faible activité ont également été renversés dans la zone de stockage, répandant pour certains leur contenu sur le sol. Des traces de radioactivité ont aussi été
détectées au niveau du système de ventilation du réacteur 7 ce qui tend à prouver que de faibles quantités de ces éléments ont été rejetées dans l'atmosphère.
> Extrait de : la page Wikipédia *oOo*
Par néroli fly
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Publié dans : Nucléaire, énergies renouvelables
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