Lundi 7 avril 2008
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Ils ne devraient pas exister... Bio, les vins devraient l’être comme Monsieur Jourdain faisait de la prose : sans le savoir !
Un beau côteau ensoleillé, des sécateurs, des barriques, beaucoup de travail et de savoir-faire devraient suffir.
Le problème, c’est que le liquide est devenu produit, avec tout ce qui s’en suit : course à la rentabilité, arnaques, tromperies. Assorti de la trilogie des “Ides” (pesticides, insecticides, fongicides), pas sainte du tout, des coupages, mélanges et autres ajouts
de sang de bœuf...
D’où la nécessité d’un vin bio.
Deuxième problème,
le vin bio n’existe pas ! mais là, c’est une blague, ou à moitié : car il
n’existe que des
vins issus de l’agriculture biologique, en attendant que les autorités nationales examinent un projet qui permette de garantir la vinification.
Le raisin est donc bio, le processus qui le transforme en vin, pas encore officiellement. Il existe toutefois une charte de vinification biologique qui préconise :
- D’interdire les produits à risque pour le consommateur.
- De limiter l’usage du soufre.
- D’interdire les additifs de développement des levures, comme la vitamine B1 ; les moûts issus de vignobles en culture biologique devant normalement en contenir suffisamment.
Le label de l’association à laquelle adhère le viticulteur est donc pour le consommateur l’unique garantie concernant la vinification. Garantie non officielle, en présence du vide juridique,
mais qui n’en constitue pas moins une sécurité pour choisir un vin naturel, sain et authentique.
Pour finir, bio n'est pas synonyme de bon. Il faut deux conditions supplémentaires:
un bon terroir et
un vigneron talentueux.
Car certains proposent, parfois cher, des vins foirés. Et il y a ceux qui, à peine entrés sur le stade, s'essaient au saut périlleux -
le vin sans soufre -
alors que
c'est la consécration d'un lent travail de la vigne, redonnant au raisin l'acidité naturelle protectrice que lui enlèvent les engrais à base de potasse, et que ne réussissent que
les grands talents, comme Pierre Overnoy, Michèle Aubéry, Frédéric Cossard, Jean-Pierre Amoreau, Claude Courtois et quelques autres.
N.B :
les vins issus de l'AB ne donnent pas la "gueule de bois" car ils ne contiennent que peu de souffre.